dimanche 4 octobre 2009
Accusé, fuyez !
Défendre l’indéfendable... Défendre l’indéfendable…
D’abord, trouver la problématique, l'ambiguïté, la contradiction. Dans quelle mesure peut-on défendre l’indéfendable ? Un peu léger, un peu facile. Défendre l’indéfendable… La justice, le rapport avec la justice… l’égalité. La passion peut-être. Une idéologie, un système de valeurs. Une belle connerie ? Jusqu’où peut-on défendre l’indéfendable ? Quelles limites ? Qui les impose ? La morale religieuse, les mœurs, la loi… Qui ?
Je suis perplexe. Je suis perplexe car M. F. Mitterrand refuse de faire cas de ces problématiques. M. Mitterrand - lui - et tant d’autres.
L’art est-il au dessus des lois ? L’art peut-il aveugler l’élite française, les intelligents, les cultivés ? La soi-disant élite française. Cette élite française, en décalage permanent avec sa populace. La populace qui s’offusque que l’élite s’offusque de l’arrestation du grand Roman Polanski. Celui que l’on ne présente plus, le fameux, l’audacieux, le miséreux. Le fuyard, le coupable. Je suis la populace. Je m’offusque. Je me mets en colère. J’écoute avec dégoût les paroles insupportables de divers comités de soutien au cinéaste exilé. Je rejette leurs belles phrases. Elles me donnent la nausée.
Peut-on défendre l’indéfendable ? Peut-on soutenir le coupable d’un viol sur mineur ? Peut-on envoyer la loi et la morale se faire foutre sous prétexte que l’art excuse les actes les plus inacceptables ? Je ne peux concevoir qu’un violeur, quel qu’il soit, puisse échapper aux tribunaux. Je suis la populace et je m’offusque. C’est ce que j’appelle du mépris. Un mépris de la justice, un mépris de la morale, un mépris de ces milliers de victimes du genre.
Les grands discours, les beaux discours sur l’art et la culture. Du blabla bien loin de la réalité, bien loin des faits. Du blabla qui transpire le dédain. Je comprends sa famille, je comprends ses proches, je comprends leur mal aise, je comprends leur colère, je comprends leur peine. J’ai également eu vent des malheurs de cet homme et de sa famille et j’en suis désolée. Cependant, utiliser son malheureux passé peut-il constituer un argument valable pour sa défense ?
Ce que je ne comprends pas c’est le fait de mettre tout dans le même panier et de le placer sur un piédestal bien loin du commun des mortels. Et, qu’on soit bien d’accord, c’est la seule et unique chose que je dénonce dans cet article. Ce qui concerne la victime et le retrait de sa plainte, c’est une autre histoire. Je dénonce le fait de le mettre à part. Parce que c’est un « grand ». Parce que c’est un « nom ». La Justice est la même pour tous. Comment alors prétendre qu’un homme, aussi célèbre soit-il, puisse y échapper ? Cette même Justice perdrait toute sa crédibilité, les raisons pour lesquelles elle régie la vie des hommes en société n’ayant alors plus aucun sens.
samedi 5 septembre 2009
Jvous ai pas raconté...
Oui oui, je sais. JE SAIS. J'écris aussi souvent qu'un manchot tétraplégique. M'enfin.
BREF.
Des nouvelles du front. Pour ceux qui l'ignorent, je suis désormais "titulaire d'une licence de gestion des entreprises, mention bien", sivouplé (Ca le fait hein?). Allez savoir comment j'en suis arrivée là ! Moi la littéraire, moi la future prof, moi la future journaliste.. Après une prépa chaotique et deux années de licence plus ou moins floues, me voilà diplômée bac+3 gestion par pur hasard.
Moi, la future "je sais pas", en fait.
Six moi que j'essaye de trouver un master qui me botte, un master un peu différent de la gestion pure et chiante, un master spécialisé et si possible, un master qui m'attire ! Oui, parce que, entre nous, faire des études qui nous plaisent, c'est mieux. Si si. (wesh, tkt, tmtc)
Et justement, j'en ai trouvé un. A Dijon, dans un IAE (même principe que la fac mais financé par des entreprises, si j'ai bien compris). Je ne dévoile pas encore le nom du Graal. Il me reste un entretien à réussir avant de pouvoir quitter ma banlieue natale pour m'installer dans un gigantesque appart' avec l'homme et espérer enfin trouver un intérêt à bouger mes fesses jusqu'aux amphis. Bien sûr, rien n'est jamais aussi simple. Que ce soit ma poisse ldésormais légendaire ou l'administration universitaire alambiquée. Tout sent la complication et les aller-retours Paris-Dijon à plein nez. Ca pue, ça pue grave. En tout cas, je vais faire les beaux jours de la SNCF. Tout ça pour éventuellement faire/dire/penser/hurler de la merde au moment fatidique en plus. Les habitués reconnaitront mon optimisme inébranlable.
Je me pose cent mille questions, je repasse mon entretien 5 fois par nuit dans un TGV qui ressemble à une salle de classe. Et comment je m'habille ? Et mon pire défaut, c'est quoi ? Je passe de démotivée à surmotivée, d'angoissée à surexcitée. Je me construis un projet professionnel imaginaire qui finalement commence à me convaincre et presque à me plaire. Putain, je le veux ce master. Il me le faut. IL ME LE FAUT.
Question : pour l'entretien, cheveux attachés ou détachés ?
dimanche 31 mai 2009
Ô Paris !
J’écoute.
Je n’écris plus. Ou alors j’écris mal. Non. J’écris moche. J’écris deux lignes et puis… je finirai plus tard. Je ne finirai jamais, en fait. Ce n’est pas que je n’ai rien à dire, non. Tiens, par exemple, un soir, alors que je regardais « Le Grand Journal », je tombe sur Paris Hilton. Une sorte de… rage incommensurable s’est alors chargée de me rappeler combien cette fille représente l’exact opposé de tout ce qui, selon moi, mérite un tant soi peut d’intérêt. J’avais décidé de, très indirectement, vous faire part de mon profond mépris pour les « gens » de son espèce. Vous savez, ces salopes écervelées élevées à coups de biberons en or, de robinet à champagne et de comptes en banque en libre service. Les « filles de ». Mais les connes, hein. C’est ainsi que la petite Hilton trémousse son petit cul en chaleur là où le vent a une odeur de fric, de photographes excités et de boites de nuit VIP. Elle allume tout ce qui a une bite, un compte en Suisse et un nom à particule. Elle danse comme une chienne sur tous les podiums et se pare d’une moue et d’une voix des plus gerbantes en toutes circonstances. A ce jour, je n’ai toujours pas compris. Je n’ai toujours pas compris pourquoi le monde entier est à ses pieds et s’intéresse à la couleur du débardeur de son mini chien adoptif. Je n’ai toujours pas compris pourquoi cette insignifiante petite merdeuse déchaîne des foules pipolisées aux Closer, Public et autres insupportables torche-culs.
Il y a décidément beaucoup de choses qui m’échappent.
lundi 13 avril 2009
Celui qui ne reste pas
Tu es celui que l’on ne quitte pas
Tu es l’Autre mais…
Tu ne seras jamais l’un
L’as-tu déjà été ?
Au moins.
Tu ne lui ressembles pas
Dans ta fougue
Et dans tes lois
Tu ne lui ressembles pas
Sous tes maux
Et sous ta croix
Tu es celui qui ne reste pas
Et celui qui sera toujours là
Tu es ce beau paradoxe
Que personne ne saisira
Tu es l’ivresse d’un bon vin
D’une folie sans lendemains
Cette douleur lancinante
D’un grand amour trop distant
Tu ne lui ressembles pas
Dans tes gestes
Et dans tes mots
Tu ne lui ressembles pas
Puisque toi,
Toi, tu ne restes pas
Il y a mille manières d’aimer.



