dimanche 31 mai 2009
Ô Paris !
J’écoute.
Je n’écris plus. Ou alors j’écris mal. Non. J’écris moche. J’écris deux lignes et puis… je finirai plus tard. Je ne finirai jamais, en fait. Ce n’est pas que je n’ai rien à dire, non. Tiens, par exemple, un soir, alors que je regardais « Le Grand Journal », je tombe sur Paris Hilton. Une sorte de… rage incommensurable s’est alors chargée de me rappeler combien cette fille représente l’exact opposé de tout ce qui, selon moi, mérite un tant soi peut d’intérêt. J’avais décidé de, très indirectement, vous faire part de mon profond mépris pour les « gens » de son espèce. Vous savez, ces salopes écervelées élevées à coups de biberons en or, de robinet à champagne et de comptes en banque en libre service. Les « filles de ». Mais les connes, hein. C’est ainsi que la petite Hilton trémousse son petit cul en chaleur là où le vent a une odeur de fric, de photographes excités et de boites de nuit VIP. Elle allume tout ce qui a une bite, un compte en Suisse et un nom à particule. Elle danse comme une chienne sur tous les podiums et se pare d’une moue et d’une voix des plus gerbantes en toutes circonstances. A ce jour, je n’ai toujours pas compris. Je n’ai toujours pas compris pourquoi le monde entier est à ses pieds et s’intéresse à la couleur du débardeur de son mini chien adoptif. Je n’ai toujours pas compris pourquoi cette insignifiante petite merdeuse déchaîne des foules pipolisées aux Closer, Public et autres insupportables torche-culs.
Il y a décidément beaucoup de choses qui m’échappent.
lundi 13 avril 2009
Celui qui ne reste pas
Tu es celui que l’on ne quitte pas
Tu es l’Autre mais…
Tu ne seras jamais l’un
L’as-tu déjà été ?
Au moins.
Tu ne lui ressembles pas
Dans ta fougue
Et dans tes lois
Tu ne lui ressembles pas
Sous tes maux
Et sous ta croix
Tu es celui qui ne reste pas
Et celui qui sera toujours là
Tu es ce beau paradoxe
Que personne ne saisira
Tu es l’ivresse d’un bon vin
D’une folie sans lendemains
Cette douleur lancinante
D’un grand amour trop distant
Tu ne lui ressembles pas
Dans tes gestes
Et dans tes mots
Tu ne lui ressembles pas
Puisque toi,
Toi, tu ne restes pas
Il y a mille manières d’aimer.
mardi 17 février 2009
Merci M. le contrôleur !
Quelle drôle d'idée ma bonne dame ! Quelle drôle d'idée ! En tout franchise, je les admire. Les contrôleurs RATP. Est-ce que c'est une vocation ? Un "mieux que rien" ? Un "pourquoi pas" ?
Faut quand même les assumer les insultes silencieuses, l'ambiance pesante, les regards méprisants. Ils rôdent en général par équipe de trois et doivent, d'après ce que j'ai pu voir, respecter certaines règles simples. Par exemple, ne pas s'éloigner de leurs collègues de plus de quelques mètres. En particulier quand le collègue en question a chopé un passager clandestin. Ben tu m'étonnes ! Je ne serai pas étonnée si, un jour, un voyageur pétait un câble et leur mettait un bon poing dans la gueule. En fait, contrôleur RATP, c'est un métier à risques. Oui, oui.
La dernière fois qu'ils sont montés dans mon RER, il neigeait. Des tas de gens ont dû abandonner la voiture et venir joyeusement NAVIGOter dans les transports publics. Des tas de gens, nerveux, en retard, qui ne savent pas vraiment comment on se débrouille pour aller de telle station à telle station ni quelles zones on est censés choisir. Justement, mon voisin de wagon, un provincial, avait raté son arrêt. Il s'est donc retrouvé dans une zone ne correspondant plus à son ticket d'origine. Pas de chance, cétait un vendredi 13. Ils aiment bien les blagues à la RATP. Ils ont verbalisé le "fraudeur" en question qui a tant bien que mal essayé de leur expliquer sa situation. Mais les règles sont les règles et de toute façon, le papier est déjà rempli mon p'tit bonhomme ! 62€ s'il vous plaît. En échange, nous vous remettons un ticket qui vous permettra de vous rendre jusqu'à votre destination. Pensez à prendre un ticket avec les bonnes zones pour votre retour. Bonne journée *sourire*, à bientôt *sourire*.
Connard. Les règles ouais...
N'empêche que dans ces moments là... c'est pas les règles que t'as envie de casser en deux.
J'aime pas...
... Rater d'une demi-seconde le RER après un sprint acharné en cote
... Me réveiller 2 minutes avant que le réveil ne sonne... plusieurs fois par semaine
... Que mon chat foute le bordel sur mon bureau
... Ne pas trouver mes clefs alors que j'ai une terrible envie d'aller aux toilettes
... La roue de la fortune, sa pute et ses bouffons
... Le verglas sur le trottoir
... Arriver en retard
... La politique actuelle
... Les hypothèses néoclassiques
... Les fautes d'orthographe
... Les cons sur les routes
... Les cons tout court
... Perdre à Mario Kart
... Ma tête le matin
... Les salles E5 et E6 de la fac
... Les films d'horreur



