mercredi 3 septembre 2008
Wake me up when September ends
Ambiance rentrée un peu partout. Tout le monde s'y met, ou plutôt, tout le monde s'y remet. Rentrée littéraire, rentrée télévisuelle, rentrée des classes. Septembre débarque et recadre, redistribue, renouvelle. Le temps aussi se met au goût du jour. La pluie s'invite et le gris s'installe. Les enfants pleurent en quittant les bras des parents ; les parents angoissent en laissant leurs enfants dans d'autres bras. Tout est bien en place, la vie peut reprendre son cours, interrompue par un été déjà relégué au rayon souvenirs. Septembre est là, avec tout ce qu'il implique. Re, re, re. Mais autrement.
Ça me fait toujours cette sensation, Septembre. Un petit papillon dans un ventre un peu noué même si, pour moi, l'angoisse scolaire n'a plus tellement la cote depuis le supérieur. Ce sera toujours ça, Septembre. Les rayons des supermarchés remplis de stylos 4 couleurs, à plume, à papier, à encre, de cahiers grands carreaux, petits carreaux, à spirales, grands formats, petits formats, de pochettes cartonnées par lots de 6+1 gratuite, d'ardoises à craie, d'ardoises à feutre, de trieurs personnalisés, d'agendas L'étudiant, Carrefour, Creeks, de trousses en tissus, de trousses métalliques. Et les parents qui surveillent ce que Jules, Margaux et Camille s'empressent de fourrer dans le caddie. Pour frimer un peu, avec un classeur Totally Spies et un bon vieil Eastpack bleu marine.
Je crois me souvenir assez clairement de chacune de mes rentrées, même les plus anciennes. Peut-être les plus marquantes d'ailleurs. L'angoisse qui monte la veille du grand jour. Et qui se décuple au matin. Septembre, c'est un parfum particulier, une ambiance singulière. Quelque chose dans l'air... On ne sait pas si on est contents ou pas. On hésite, on tangue vers l'un ou l'autre. Est-ce que c'était pas mieux les vacances ? Est-ce que les vacances doivent durer toute la vie ? Et si Septembre, pour une fois, c'était aussi une nouvelle chance ?
J'ai l'impression d'avoir une nouvelle chance.



