dimanche 8 juillet 2007
Le bout du tunnel
Depuis vendredi 29 juin 2007, je suis officiellement en vacances. "Il est des choix qui bouleversent une vie." La prépa en est. Elle fait grandir, sans prétention. Je me retourne sur ces dix mois, sûrement les dix mois les plus intenses de ma vie, sur tous les plans. C'était dur, c'était éprouvant, c'était laborieux. Un sacrifice quotidien à la connaissance, un don complet de soi, une offrande aux savoirs dont il ne fallait rien attendre d'immédiat. L'objectif n'est pas encore atteint, mais j'en vois enfin le bout. Le mot d'ordre c'était "tenir". Tenir sinon quoi ? Sinon rien. Tenir donc, tenir malgré tout, malgré la fatigue, l'angoisse, ce sentiment de culpabilité qui dévore chaque seconde de relâchement, malgré le stress des concours blancs, celui des khôlles, celui que l'on s'impose à soi-même. Tenir pour survivre. Tenir le rythme pour tenir le coup. Il est des choix qui déterminent une vie, des choix que l'on fait "juste pour voir" et que l'on regrette chaque jour davantage. Et pourtant.
Pourtant, quand je me retourne sur ces dix mois, c'est avec cette tendresse inattendue que je n'avais encore jamais ressentie à propos de la prépa. L'exigeance de ce type d'étude ouvre des horizons jamais entrevus auparavant. Toute la complexité de la pensée philosophique, économique, mathématique nous est offerte, à nous, aspirants à la connaissance. Il s'agissait bien de mériter d'y goûter et le prix de la pomme du savoir est presque indécent mais en aucun cas illégitime. Le monde m'apparaît bien plus grand et bien plus intéressant. Entrer en prépa, c'est faire le choix de la difficulté mais c'est aussi être guidé pour la surmonter. Il y a les professeurs, bien sûr. Mais surtout, il y a ces rencontres imprévues, celles qui relèvent quand on est au plus bas, quand la motivation n'a jamais été aussi absente, quand on ne croit plus en ses capacités. Vous étiez là, vous, les quelques uns sans qui j'aurais sûrement abandonné. J'avais trouvé une raison de me lever le matin. Ce que je ne trouve pas encore c'est la force de dire au revoir à certains d'entre vous. Je sais qu'on se reverra, je l'espère. Je ne trouve pas non plus la force d'exprimer tout ce que je ressens à cet instant. Beaucoup trop d'émotions. Je finirai peut-être cet article plus tard.. Ou pas.
jeudi 8 mars 2007
Ça.. C'est fait
Dernière épreuve de concours blanc aujourd'hui. Les maths. Soyons francs, ces 4h furent un vrai désastre. Sur les 8h d'épreuves (cumulées) de maths, uniquement deux malheureuses questions de probabilité ! Deux ! Autrement dit, le seul chapitre qui, éventuellement, aurait pu m'apporter quelques points, et au passage une certaine satisfaction relative, ne représente, seulement, qu'un centième de l'ensemble des questions. Bad. Gros Bad même. Je dirais même plus.. gros gros bad. Bref. Pendant les 4h de ce matin le prof corrigeait avec passion nos premières copies, celles de l'épreuve de lundi matin. Comme à chaque DS de maths j'avais des passages à vide (ils furent d'ailleurs relativement nombreux en ce jour béni du 8 mars 2007) et j'aurais juré que c'était sur ma copie qu'il s'appliquait à dessiner avec amour une magnifique tête de mort de la pointe de son bic rouge.. Parano ? Nous verrons.
Dans l'ensemble, cette semaine a été moins catastrophique que prévue. Quelques ratés en philo sûrement, des doutes quant à l'histoire économique, mais rien de méchant. J'en arriverais presque à me dire qu'il est plus appréciable d'être en concours blancs qu'en cours (khôlles comprises, cela va de soi).. Enfin, n'allons pas trop loin tout de même hein !
AEH : Pourquoi la croissance ? La croissance pour quoi ? (Ben.. PARCE QUE !)
Philo : La conscience, organe de l'illusion. ... ... euh oui et donc ? C'est tout ?
Lettres : Contraction d'un texte de Fernand Braudel sur la civilisation. Le texte d'un passionné passionnant..
Langues : Versions, thèmes et essais sur "Environnement et mondialisation".. Bref, les grands classiques : rébarbatifs et réducteurs à souhaits !
Mathématiques : Sans commentaires. N'insistez pas ! J'ai dit non ! NON !
Le concours blanc en chiffres ? 253h de révisions (quoi, j'exagère ?), 7 épreuves, 21h sur table, 14 copies doubles rendues, 2 cartouches bleues épuisées, une demie mine de critérium usée, 157 feuilles de brouillon griffonnées avec soin, 3L d'eau pour se donner du courage et 1 paquet de princes au chocolat pour les 4 jours.
Ça, c'était pour les statistiques. Parce qu'il parait que c'est important les statistiques. Vous savez, les chiffres, les sondages, toussa. Tous ces trucs qui servent pas à grand chose mais qui font tourner le monde. Un peu comme les sondages pour les présidentielles. Ça sert pas à grand chose mais ça fait des trucs à dire. Le petit François est devenu grand et le petit Nicolas s'en inquiète. Serait-ce seulement pour une question de respect de la démocratie qu'il soutient le facteur préféré des français et notre Mussolini en herbe dans la quète aux 500 signatures (qui s'apparenterait plutôt à la quète du Graal dans leur cas..) ? Ce soir, c'est au tour de Ségolène d'être rédactrice en chef du grand journal. Ça promet.
Dans trois semaines je retrouve ma famille. Là bas, en Bretagne. Un samedi 31 mars pour fêter les 20 ans d'un de mes cousins. Si tout le monde se déplace, ça risque d'être .. comment dire.. quelque chose entre la beuverie et l'amour, entre l'euphorie et le jus de raisin, entre le casse-bouteilles et la tendresse. Ce sera grand, comme nous. Un petit bonheur en perspective, d'autant plus qu'il ne restera plus qu'une semaine avant les vacances. Je compterais presque déjà les jours ! Et puis, quelques jours plus tard, tu seras là, toi, à Paris. Je te montrerai ses merveilles, si tu le veux bien. Je te montrerai pourquoi j'aime cette ville. Parce que ce sera un peu te montrer qui je suis.
Pardon pour le côté bordélique de l'article, mais c'est un peu comme dans ma tête.. vous voyez.. le genre gros foutoir où on retrouve rien mais on sait que c'est là, pas trop loin, au cas où. Et puis, je fais ce que je veux. Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de la femme. Messieurs, faites un effort, offrez lui des fleurs. Ou une nuit. La sienne pour une fois. Si Lénine a eu un beau geste dans sa vie, c'est sûrement l'idée de rendre hommage aux femmes. J'entends d'ici les critiques. Je m'en fous, en fait. Je trouve ça joli, ce 8 mars. Malgré tout.
mercredi 28 février 2007
Vous avez dit vacances ?
Qu'on ose encore me dire "ah oui, tu es encore en vacances toi, chanceuse". Qu'on ose ! Parce qu'apparemment "on" appelle ça des vacances ! Parce qu'apparemment, pour "on", se lever à 8h30, les yeux défoncés et les neurones en vrac pour se taper 6h d'économie politique et de probabilités c'est être en vacances ! Parce que visiblement "on" pense qu'il est tout à fait plaisant de n'avoir qu'un concours blanc à réviser !
Bon. Faut croire que "on" et moi n'avons pas le même dictionnaire.
Vacances (nfp) : Temps de repos, d'interruption des travaux. [Extrait du Petit Cécile]
Autant vous dire que cette semaine je suis bien loin de la réalité, bien loin de la pause neuronale tant rêvée, bien loin des périodes de commatage télévisuel tant espérées. Alors oui, bien sûr, il y a eu la première semaine. Ces six jours hors du temps, hors de tout. Le retour au monde réel est d'autant plus violent. Après les rires, les larmes. Après les larmes, la pression. Après la pression, toujours la pression. Le concours blanc approche à grands pas. Chaque jour plus effarée et plus incrédule, je contemple la montagne de paperasses qui s'est accumulée durant ces presque six mois. Je me sens comme une petite souris voulant soulever la Terre, voulant décrocher la Lune. Hum.
J'aime les études. J'aime la prépa. Je n'ai pas du tout l'impression de passer mon bac tous les jours. Je voue un véritable culte à ces imbéciles de néoclassiques. Quel bonheur que la conjugaison espagnole et ses milliards d'irrégularités. Vous n'avez pas idée du plaisir que je prends à inverser des matrices inutilement. J'atteindrais presque l'orgasme s'il s'agissait de caculer la probabilité qu'une grenouille saute de la plateforme A à la plateforme B sachant qu'elle vient de rencontrer une gazelle qui fait la course avec un lion sur une feuille de salade infinie (si si jvous jure !) sans omettre le fait que que la grenouille fait la gueule au lion parce qu'il a bouffé sa mère et que leur probabilité de se rencontrer sur la plateforme C est proche de 0,0748. Enjoy !
Bon. Ma tentative d'auto-persuasion est un échec cuisant. Cette semaine est aussi plate que la platitude. Et je deteste ça. Alors on va s'accrocher quand même, pour essayer de ne pas trop se planter, pour essayer de choper le dernier train à destination du monde réel.
De vacances à violence, il n'y a qu'un pas.
lundi 12 février 2007
Je cours, je cours.. mais après quoi ?
Aujourd'hui, j'ai 18 ans et 7 mois. Bref.
Je vous délaisse un peu, chers lecteurs. Pardon. Mais voyez, le temps passe et moi je cours derrière. J'essaye de l'agripper mais c'est toujours en vain. J'essaye de le figer mais je n'en ai pas les moyens. Je bats des records pour rattraper les heures, les minutes, les secondes qui m'échappent. Chaque fois que je crois tenir le présent, cet infini, il prend la fuite, il me glisse entre les doigts. Je n'ai le temps de rien, le temps pour rien. Je ne vois plus passer les jours, les mois. Février ? Déjà.. A peine la semaine terminée il faut envisager la suivante, il faut prévoir, prendre de l'avance sur le temps qui court déjà loin devant. Il faut sans cesse vivre dans le futur pour ne pas se laisser submerger par le passé. Mais moi.. je veux vivre au présent. Je veux vivre l'instant. Parce qu'au fond l'instant c'est l'éternité. Je veux être ce tout, cette sensation d'absolu, je veux me confondre avec le monde. Pour être moi, juste une seconde.
En prépa, on n'a pas le temps. On n'a plus le temps. Plus assez. Pour la famille, pour les amis, pour nous. On oublie parce qu'on se remplit les neurones de binômiaux, de paradigmes économiques, de grammaire anglaise, de jansénisme, etc.. On oublie parce qu'on est toujours dans l'urgence, dans cette course effrénée contre le temps. Préparer cette interro, réviser ce concours, apprendre ce théorème, lire ce bouquin, travailler cette khôlle. Et quand y'en a plus, y'en a encore ! Croyez moi ! Et on recommence, et on apprend, et on oublie. On oublie ce qui compte vraiment. Ceux qui comptent vraiment. Les semaines défilent, les matins se ressemblent, les nuits s'enchaînent. Je manque de tout sauf de connaissances. J'accumule, j'accumule, j'accumule. Sans cesse, sans cesse, sans cesse. La productivité, vous comprenez ? La productivité chers amis ! Oui mais.. et l'essentiel ?
L'essentiel il est là, devant mon nez. Il me tend les bras et.. et.. et j'ai le culot de l'ignorer ! Virez moi ces oeillères bordel ! Je m'ouvre au monde, oui, oui, oui. Mais je n'ouvre pas mes bras !
Promis, dans 5 jours, je les ouvrirai pour toi. Et je vivrai au présent. Je vivrai l'éternité.
vendredi 5 janvier 2007
Parce que ça ne pouvait pas durer..
Il est revenu. Il est revenu parce que dans trois jours tout recommencera, parce que dans trois jours la réalité reprendra le dessus. J'ai beau essayer de l'ignorer, me dire qu'il n'existe pas, que ce n'est qu'un mirage, il est bien là, et il s'étend dans tout mon corps. Il est revenu ce putain de mal de ventre, comme l'expression physique d'une douleur psychologique. Il me tord, il me brûle. Et j'ai mal à en pleurer parce que je ne veux plus y retourner, parce que je sais que je vais encore lutter chaque jour, de son tout début à son ultime fin. J'en ai assez de me dire que ça va passer, parce que ça ne passe pas, ça ne passe jamais. Même quand tout a l'air d'aller bien, il est là, juste là, prêt à surgir à la moindre faiblesse, au moindre moment de solitude. Ce mal de ventre. Ce mal de ventre permanent. On dit que ce ne sont que deux années à passer, et qu'est-ce que c'est deux années dans une vie ? On dit, on dit, on dit.. mais qui les vit ces années ? Qui se lève chaque matin en essayant de se convaincre que ça ne pourra jamais être pire ? Qui se couche chaque soir en espérant que le réveil ne sonne jamais ? Je n'en peux plus, avant même d'y retourner je n'en peux plus. Je suis fatiguée d'y penser, fatiguée de ce qui m'attend là bas. Mais il faut tenir, faire avec, se dire que ça ira mieux après. Il faut faire comme si même si c'est comme ça. Il faut faire au mieux même si c'est toujours pire. Il faut, il faut, il faut. Et moi dans tout ça ? Bah moi.. j'ai mal au ventre.
jeudi 7 décembre 2006
Sortez moi la tête de l'eau
... et promis j'écrirai un article.
Bientôt les vacances. Mon seul but. Je supporte en silence, la patience a ses vertus...
jeudi 23 novembre 2006
Il y a des jours comme ça...
... où l'on se dit que l'on aurait mieux fait de ne rien se dire.
Parce que je le savais. Oui je le savais ! J'aurais pu le parier avec moi-même ! Dès ce matin, j'ai SU que cette journée serait une épreuve, une sorte de journée-test d'endurance physique et morale. Vous savez ce genre de journée où RIEN ne se passe comme prévu. ABSOLUMENT RIEN. De son tout début à son extrème fin.
Réveil matin 6h. Dur. Obligée de se faire violence pour sortir de sous la couette, un peu comme le bébé sort du ventre sa mère. Il passe du paradis à l'enfer. Du chaud au froid. De l'insouciance aux emmerdes. J'aurais bien voulu pleurer comme un nouveau né. Mais il parait que je suis adulte maintenant. On ne m'avait pas prévenu ! Et aujourd'hui, j'ai du l'être plus que jamais. Au commencement, il y eut la douche froide puis la pénurie de Nesquick. Nan vraiment sans Nesquick je suis innopérationnelle pour le restant de la journée. Mais je prends sur moi. Je suis adulte hein. Je pars donc pour le lycée, rejoindre mes chers petits camarades préparationnaires. Je vous épargne le récit du trajet où comme chaque jour j'ai eu droit à mon lot de coupages de route, dépassements sauvages sans phares ni clignotant et autres pulsions meutrières innassouvies. Bref. Il est 8h et c'est l'heure du fameux DST d'économie. "Marx est-il un classique?" *Soupir de soulagement* Seulement, je n'avais pas encore lu la suite... que je vous laisse imaginer. Deux heures et un échec cuisant plus tard, je sortais. Au moins, c'est fait. Je vous passe le cours d'anglais. Passage éclair à la crêperie des parents pour récupérer les affaires de sport, seule perspective agréable dans cette journée inutile. Une crêpe plus tard, me voilà de retour au lycée. Le cours d'espagnol fut comme à son habitude des plus désolant. Une demi-phrase de traduction et trois mots de vocabulaire. Autant dire qu'on avance au rythme d'un escargot cancéreux remontant une piste noire à reculons. Un vrai bonheur. Deux heures de philo à n'attendre qu'une chose : le basket ! 16h : Il pleut des trombes d'eau but I'm singing in the rain, je vais pouvoir me défouler ! Certes, du haut de mon mêtre cinquante, les dunks ne sont pas ma spécialité mais... peu importe !
"CPGE : le cours de sport n'aura pas lieu ce jeudi"
Qu'ils soient tous damnés ! Tous ! Je maudis cette journée, cette pluie, et toute cette foutue malchance ! Oui, bien sûr, il y a toujours pire que soi. Je sais, il y a bien pire que moi. Mais ça fait tellement du bien de se plaindre un peu ! On exteriorise la poisse par les mots, comme pour se purifier en quelque sorte. Evidemment, avec tout ça, j'ai du attendre 40 minutes sous la pluie pour prendre le prochain bus. A présent, il ne me reste qu'un devoir de maths à fignoler, une khôlle de philo à préparer et cinquante mille autres trucs à commencer. J'aime la prépa.
mercredi 22 novembre 2006
Parce que j'aime l'économie... parfois.
Après une journée.. rum... comment dire... de merde palpitante, je réalise soudainement qu'à la première heure ce 23 novembre 2006 aura lieu ce DS d'éco tant attendu. Pleine d'entrain et de bonne humeur, j'ouvre mon classeur d'économie. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant toutes ces pages de chinois qui s'y étaient glissées malencontreusement ! Vous avez dit chinois ? Hum. En fait non. D'après mes chers camarades de classe, je ne me suis pas trompée. Autrement dit, ce tas de feuilles remplies de C, Y, M, X, Yd, Ye, |c| et griffonées de C=Ye+|Lo|*|ìt| ou autres conneries du genre, est bel et bien ce qu'il me faudra comprendre, apprendre et savoir réutiliser pour... demain. Impossible vous dites ? C'est mal me connaître, impossible n'est pas Cécile voyons !
[....]
Bon ok. Je n'ai aucun plan B. AUCUN PLAN B. Priez pour moi. Amen. C'est décidément incompréhensible, mes neurones se sont faits la malle en Papouasie. Il n'y a plus qu'à souhaiter que certaines questions portent sur Marx, Smith, Walras et sa bande, et là peut-être serai-je capable de gratter un peu d'encre sur ma copie. J'aime l'économie. Je commence à me faire aux mathématiques. Mais sachez ô combien je hais la formalisation économique. C'est d'une inutilité et d'un chiant ! On se complique la vie avec des lettres encadrées par des valeurs absolues, des propensions marginales à importer qui sont égales à la la variation du volume sonore de la stéréo des mes voisins divisé par le revenu supplémentaire des variations de la répartion de la consommation de riz investie par un somalien boulimique il y a 13 ans. BORDEL ! Je craque, je craque, ça y est je craque !
- Bonne fête Cécile. On est le 22 novembre.
- Merci.
PS : Plus qu'un mois presque tout pile avant la libération !
lundi 6 novembre 2006
Ô Joie ! Ô Concours blanc !
La guerre, continuation de la politique par d'autres moyens. Vous avez 4 heures. Bon courage
Mouais. Bon. Pas vraiment le choix de toute manière. J'ai composé. Pas si sûre de moi mais pas non plus trop défaitiste. Esperons que ça passe... En tout cas, je me remercie grandement de m'être forcée à lire le Contrat Social hier soir.
Après un dimanche soir digne d'une des pires soirées d'une vieille fille habitant un manoir délabré, plein d'amiante, de chats noirs et de rats boulimiques, j'ai tout de même réussi à trouver le courage de me lever ce matin à l'aube pour tenter de faire quelque chose de potable de ma main droite engourdie, que dis-je, congelée par le froid Je tiens d'ailleurs à préciser qu'il n'y a plus 4 saisons mais seulement 2. L'été et l'hiver. C'est d'ailleurs bien plus pratique, on ne se pose plus de questions existentielles du type "Devrais-je déjà sortir mon manteau d'hiver ou attendre encore que l'atmosphère se rafraichisse de quelques dégrés ?" HUM... Points positifs du jour : peu de chauffards sur la route, deux épreuves de concours blancs passées.
Je tiens à passer le bonjour à mes amis américains, suisses et canadiens qui passent régulièrement par ici. Par ailleurs, sachez tous que le Commentaires [0] est une cause de dépression chronique chez les individus à la sensibilité éxacerbée en période de préparation de concours d'école de commerce. Dans votre grande bonté, vous y remédierez, j'espère, à contre avec coeur.
Programme de demain : Maths et Anglais. Le pire et le meilleur dans la même journée. Impossible is nothing. [Damimi ! je l'ai casé ! je l'ai casé]
samedi 4 novembre 2006
Insomnie quand tu nous tiens.. BAH LACHE NOUS !
Mouais. Impossible de fermer l'oeil. Même Tocqueville et sa démocratie en Amérique n'a pas eu l'effet somnifère escompté. Preuve qu'il n'y a plus rien à faire sinon attendre patiemment la fatigue. Je suis sûrement rentrée trop tôt, j'ai perdu l'habitude. Et pourtant dans deux jours c'est la reprise. Mouais. Concours blanc et pas grand chose dans le citron. Deux jours pour essayer de digérer quelques bouquins d'histoire économique et d'apprivoiser la dérivabilité. Deux jours pour me farcir la conjugaison espagnole et ses milliards de verbes irréguliers. Deux jours. Deux jours faire de Rousseau mon meilleur amant et d'Euripide mon plus grand ami. C'est impossible faisable. [Vous pouvez observer un cas typique dans lequel j'essaye de me convaincre que tout n'est pas perdu. Bon, j'ai quand même du mal, soyons francs]
Point positif : de vraies vacances. J'ai enfin réalisé ce que ce mot voulait dire. Il m'aura fallu 18 ans et deux mois de prépa pour l'évaluer à sa juste et immense valeur. J'ai découvert une classe géniale et c'est un peu aussi pour eux que je compte tenir le coup. Si je tiens jusqu'à Noël, je peux resister à tout. Une prépa ça endurcit : obligé de ranger son égo et d'accepter la douleur, la critique, la défaite ; obligé de se dépasser envers et contre tout et d'aller chercher ce qu'il y a de meilleur en nous, ce qu'on avait jamais soupçonné pouvoir détenir. Comme on dit : Just do it ! [When people are brainwashed by brands...]
Quand je pense qu'à peine Halloween terminé on se met déjà aux décorations de Noël... Je me dis que toutes ces belles fêtes n'ont plus vraiment de signification pour les gens, si ce n'est celle d'une sorte de sociabilité commerciale... Bref... quelle importance n'est-ce pas ? Et pourtant...
Sur ce, Enjoy !



