mardi 17 février 2009
Merci M. le contrôleur !
Quelle drôle d'idée ma bonne dame ! Quelle drôle d'idée ! En tout franchise, je les admire. Les contrôleurs RATP. Est-ce que c'est une vocation ? Un "mieux que rien" ? Un "pourquoi pas" ?
Faut quand même les assumer les insultes silencieuses, l'ambiance pesante, les regards méprisants. Ils rôdent en général par équipe de trois et doivent, d'après ce que j'ai pu voir, respecter certaines règles simples. Par exemple, ne pas s'éloigner de leurs collègues de plus de quelques mètres. En particulier quand le collègue en question a chopé un passager clandestin. Ben tu m'étonnes ! Je ne serai pas étonnée si, un jour, un voyageur pétait un câble et leur mettait un bon poing dans la gueule. En fait, contrôleur RATP, c'est un métier à risques. Oui, oui.
La dernière fois qu'ils sont montés dans mon RER, il neigeait. Des tas de gens ont dû abandonner la voiture et venir joyeusement NAVIGOter dans les transports publics. Des tas de gens, nerveux, en retard, qui ne savent pas vraiment comment on se débrouille pour aller de telle station à telle station ni quelles zones on est censés choisir. Justement, mon voisin de wagon, un provincial, avait raté son arrêt. Il s'est donc retrouvé dans une zone ne correspondant plus à son ticket d'origine. Pas de chance, cétait un vendredi 13. Ils aiment bien les blagues à la RATP. Ils ont verbalisé le "fraudeur" en question qui a tant bien que mal essayé de leur expliquer sa situation. Mais les règles sont les règles et de toute façon, le papier est déjà rempli mon p'tit bonhomme ! 62€ s'il vous plaît. En échange, nous vous remettons un ticket qui vous permettra de vous rendre jusqu'à votre destination. Pensez à prendre un ticket avec les bonnes zones pour votre retour. Bonne journée *sourire*, à bientôt *sourire*.
Connard. Les règles ouais...
N'empêche que dans ces moments là... c'est pas les règles que t'as envie de casser en deux.
J'aime pas...
... Rater d'une demi-seconde le RER après un sprint acharné en cote
... Me réveiller 2 minutes avant que le réveil ne sonne... plusieurs fois par semaine
... Que mon chat foute le bordel sur mon bureau
... Ne pas trouver mes clefs alors que j'ai une terrible envie d'aller aux toilettes
... La roue de la fortune, sa pute et ses bouffons
... Le verglas sur le trottoir
... Arriver en retard
... La politique actuelle
... Les hypothèses néoclassiques
... Les fautes d'orthographe
... Les cons sur les routes
... Les cons tout court
... Perdre à Mario Kart
... Ma tête le matin
... Les salles E5 et E6 de la fac
... Les films d'horreur
samedi 7 février 2009
Amaury
Tregunc, Finistère. Les vagues claquent contre les rochers et une petite pluie fine recouvre les terres alors que les derniers pêcheurs rentrent au port. Au loin, le phare joue de ses feux et un voilier traverse l’horizon. Amaury respire l’odeur iodée de cet air qu’il connaît bien. Il ne devrait pas être là, il le sait et c’est justement ça qui rend son escapade si excitante. Amaury est un enfant comme les autres. Ses cheveux grisonnants lui balaient le visage dans tous les sens. Il est plutôt beau garçon, il en est assez fier.
Amaury connaît bien Tregunc. Il y est né dans la douleur. Il y a grandi dans la douceur. C’est son petit paradis à lui. Il pourrait s’y promener les yeux fermés. Il connait les sentiers cachés et la texture de chacun des galets, le goût de la mer qui vient lécher ses pieds au petit matin et la couleur de chaque grain de sable. Il connaît les chemins qui ne mènent nulle part. Ce sont ceux qu’il préfère emprunter. Amaury sait qu’il n’ira jamais ailleurs. On dit que c’est mieux comme ça, qu’il doit quand même être heureux à Tregunc. On a raison. Amaury est heureux à Tregunc. Il ne l’aurait sûrement pas été autant ailleurs.
Demain, Amaury aura 40 ans. C’est ce qu’on dit. Ce que ses parents disent. Pourtant, Amaury est en enfant comme les autres, mais personne ne le sait.
mercredi 7 janvier 2009
Shut up and let me go !
Beaucoup de choses à penser, peu de temps pour le faire. C'est un peu le bordel. Voyons ce qui va en sortir...
La crève est revenue en même temps que les partiels. Combo ! Au moins ce sera fait et dans un peu plus d'une semaine on n'en parlera plus ! Je ne comprendrai jamais la logique de ma fac qui veut que les partiels du 1er semestre commencent dès la rentrée des vacances de Noël. A peine le temps de se remettre de sa cuite... De quoi passer de merveilleuses fêtes de fin d'année en famille et entres amis. Résultat, je me trouve un peu (voire beaucoup) plus à l'arrache que d'habitude. Les matières de ce semestre n'étaient déjà pas simples. Je fais ce que je peux pour essayer d'être à jour avant chaque partiel. Du dernière minute mais qui a parfois été profiteur alors... Disons que c'est une question d'organisation d'urgence et qu'il faut faire des impasses. Avec un peu de chance... (Comment ça j'ai la poisse?)
Sinon, je vous aurais bien souhaité une bonne année et tout le blabla qui va avec. Mais en fait, ben ça me saoule un peu. Pas que je ne le pense pas, au contraire. Mais on dit ça comme on dit bonjour à la boulangère du coin de la rue. On envoie des sms groupés, on met un message perso sur msn, on change son statut sur facebook. Voilà, là c'est sûr, comme ça, j'ai oublié personne. Ca perd franchement de son sens, non? L'art de communiquer sans se parler. C'est beau.
Toujours pas d'idées pour l'an prochain. Enfin si. Quelques unes. Vagues et sinueuses. Je tourne en rond. Toujours les mêmes questions, toujours les mêmes non-réponses. Mais je suis sereine. Pour le moment. Une bonne petite peur au milieu des vacances m'a fait relativiser pas mal de choses. Une petite peur qui n'a d'ailleurs rien à voir avec les études mais qui te remet les idées en place bien comme il faut. Une petite peur sans les grandes conséquences qu'elle aurait pu avoir. Et tant mieux pour le moment. Chaque chose en son temps.
Beaucoup de mots clefs du genre "accident ballainvilliers 24 décembre" ont "attiré" de nouveaux visiteurs sur le blog et certains m'ont envoyé des mails ou laissé des commentaires touchants. Je vous adresse à tous, qui le connaissiez sûrement bien mieux que moi, mes condoléances et si j'ai pu, par le biais de mon article, vous faire quelque bien que ce soit, alors c'est plus que je ne l'aurais imaginé.
Il est là. Ou plutôt devrais-je dire... Il est toujours là. Ça fait plusieurs mois maintenant et franchement... ça fait du bien ! C'est plutôt facile pour une fois. J'avais oublié que ça pouvait l'être. J'avais vraiment besoin de ça. J'avais besoin que ça marche sur le fond et d'avoir confiance à nouveau. Je pourrais... Décrire chaque parcelle de sa peau. Chaque trait de sa personnalité. De ses défauts à ses qualités. Son regard d'enfant dans un corps d'adulte. C'est un mec bien. Mon mec est un mec bien. C'est cool quand même, non?
Allez ! Bonne année quand même les anonymes !
jeudi 25 décembre 2008
Ecart de conduite
Trinquons, ça va sûrement le faire venir !
Ils ne le savent pas encore mais il ne viendra pas ce soir. En fait, il ne viendra plus tout court. Ni ici, ni ailleurs. Il est 20h30 et les voitures sont à l'arrêt sur la N20 au niveau de Ballainvilliers. Quatre camions de pompiers, une ambulance, la gendarmerie. Les véhicules se font petits, tentent d'escalader le léger terre-plein central. Il faut laisser passer. Putain on va être en retard Brigitte ! Faut que ça nous arrive à nous hein, bien sûr !
Pourtant, ce n'est pas vraiment à eux que ça arrivait. Dans une heure, la voie sera dégagée et ils retrouveront leur famille autour d'une belle table, du champagne dans les yeux. Ce n'est vraiment pas du tout à eux que ça arrivait. Les curieux sortaient des voitures et certains se risquaient à aller jusqu'au lieu de l'accident. Les enfants voulaient voir. Les mères les retenaient. Les pères s'énervaient. Qu'est-ce qu'ils foutent ? Ça prend tant de temps que ça de pousser une bagnole ? Jamais pressés ces flics !
Une heure plus tard, on libéra une voie. Qui n'aurait pas tourné la tête ? Il fallait regarder. Et c'était moche. J'avais tourné la tête, je voulais savoir. Je voulais le voir. Pour être sûre. La moto était calcinée et complètement retractée en un bloc compact. A quelques mètres, un drap blanc recouvrait le corps de son conducteur. La dinde était froide maintenant. On n'a qu'à ouvrir les cadeaux, tant pis. Plus loin, une voiture était arrêtée et ses passagers éplorés. C'était une famille.
Ce soir, Noël aurait un goût amer. Je pense à ce motard malheureux. Au silence dans la voiture. Au respect des morts. Aux victimes de Noël. Je pense à ses proches. Je pense à la famille meurtrière involontaire. Jamais plus Noël n'aura la même saveur passée. Le repas était très bon, les cadeaux très beaux. Pourtant il planait là, au-dessus de ma tête. Comme pour me rappeler que la vie ne tient trop souvent qu'à un écart de conduite.
20h49 : accident mortel à BALLAINVILLIERS (91) sur N20
ACCIDENT MORTEL le 24-12-2008 à 20:49
à BALLAINVILLIERS (91)
(A 1 KM AU SUD DE LONGJUMEAU)
Axe : N20, Sens : SUD-NORD
VICTIMES : 1 TUE(S)
VÉHICULES EN CAUSE : 2 VÉHICULE(S) LÉGER(S)
(source : Yahoo ! Auto)
mercredi 3 décembre 2008
Instant choisi (3)
Il est 1h23. J’ai un peu mal au ventre. Je descends dans la cuisine pour trouver quelque chose qui fera vite passer la douleur. Je n’allume pas la lumière. Un verre d’eau à la main, je m’approche de la fenêtre, je me dis qu’il va sûrement geler cette nuit. Faudra gratter le pare-brise. Je m’en réjouis d’avance. Il est quand même vachement blanc le gel ce soir… il est même tellement blanc qu’on dirait… oui… Le sol retient les millions de gros flocons qui tombent au ralenti. Pour qu’on les voit tous. Un par un.
Je me précipite en bas de l’escalier et je t’appelle. Il faut que tu viennes voir ça, vite ! Mais vite ! T’as pas trop l’air de comprendre l’urgence mais tu finis par descendre. Je te prends la main et t’emmène près de la fenêtre de la cuisine. J’ai l’impression d’avoir 3 ans et demi et les yeux enfloconnés. J’ouvre la porte-fenêtre du salon, pour sentir le froid neigeux dans mes jambes. Et tu es là.
Ce petit moment de grâce, de temps arrêté. Il était 1h23 depuis 10 minutes. Et nous regardions la neige tentant de recouvrir chaque centimètre de mon jardin. Le ciel était blanc. J’étais émue. C’est con. Oui. Nous sommes allés nous coucher. La neige tombait sur le velux. Elle ne serait plus là demain matin. Et, en effet, elle n’y fut plus. Comme si elle n’était tombée que pour nous. Comme si cette nuit là, nous étions les seuls à l’avoir démasquée. Comme un vieux souhait qu’on avait oublié, de flocons inattendus, d’amour sincèrement partagé.
dimanche 16 novembre 2008
Moment de grâce
C'était l'endroit le plus ingrat de toute la Terre. Un dimanche soir, quelque part sur le quai de Chatelet les Halles, direction Massy-Palaiseau. Ca pue, c'est sale, c'est laid. C'est plein de gens ternes qui ne vont nulle part. C'était le dernier endroit où j'avais envie d'être, là, tout de suite. Les yeux rouges et les joues noires de l'avoir encore laissé partir à Gare de Lyon.
L'endroit le plus ingrat de toute la Terre. Je descends l'escalator. Il est de dos. Il a les cheveux long, bruns, attachés. Il balance sa tête au rythme de ses mains qui caressent un instrument improbable. C'était beau. Et, l'espace de quelques minutes, je ne sentais plus que le doux eflleurement de ses notes au hasard. Les yeux un peu moins rouges, les joues un peu moins noires. Je ne savais pas qu'il était possible de faire de l'endroit le plus ingrat de toute la Terre l'endroit le plus apaisant du monde.
Train à l'approche.
lundi 3 novembre 2008
I'm outta time
Il est tard. Peut-être tôt. Je préfère ne pas savoir. De toute façon, tout ça revient toujours au même. Et je compte les semaines. Se lever chaque matin, poser ses fesses dans un amphi déserté, prendre des notes. Essayer de prendre des notes. Ne pas les relire. C’est ça le problème. Ne pas savoir ce qu’on fout là, se demander à quoi ça rime. Se dire que ça ne nous ressemble pas, que ça ne nous ressemblera jamais. C’est ça le problème, oui. Etre arrivée en dernière année de licence par hasard, en ayant passé les étapes. Juste parce qu’il fallait le faire. C’est comme un conflit interne. C’est l’obligation qui vient dégommer l’aspiration. Fallait le voir venir. C’était quand même évitable, non ? C’est un sentiment perpétuel de non-réalisation de soi. Un truc du genre, vous voyez. Je suis naze en termes techniques, mais voilà l’idée. En gros. Puisque la vie ce n’est jamais qu’ « en gros », au fond. On se donne une ligne directrice et on trace. Comme des connards. Ouais… le rétro quoi ! Le rétro… Tout ce qu’on s’était dit quand on était gamins, tout ce qu’on attendait de la vie. Quand on était premier de la classe et que tout était facile. Quand il suffisait de pleurer dans les jupes de maman pour que tout s’arrange dans les dix minutes. C’était bien.
Je me lève chaque matin en comptant combien de matins il reste avant Noël. Je me lève chaque lundi en attendant vendredi, en me demandant où je vais. C’est pas ce que je suis censée faire. Ca n’a pas de sens pour moi, dans ma vie, la mienne. Ca me correspond tellement mal. J’ai le sentiment qu’il y a autre chose pour moi. Que je pourrais faire mieux, que je devrais faire mieux. Surtout. Créer, partir, réinventer. Sans oublier le reste, comme un morceau que l'on n'a plus écouté depuis un an. Qui revient au mauvais moment, en mode aléatoire. Quand on en avait le moins besoin. Ou le contraire. Sûrement le contraire, en fait. Ca donne une raison. Pour les yeux rouges, vous savez... Vous savez pas hein.
Je compte les nuits, je compte les jours. Parfois je compte les heures. Plus que… Et puis ça y est. Les cheveux en bataille et les yeux un peu perdus. Tes mains sur mon visage et la chaleur de ton corps. Tu es là. Tout ça prend un sens. Sur un quai de gare.
Et j’y reviens toujours. Le quai d’une gare, une transition obligatoire mais choisie. Le départ. Le bon train. Si quelqu’un aperçoit le mien…
jeudi 2 octobre 2008
Et toi, tu veux faire quoi plus tard ?
Qui n'a pas déjà été confronté à cette fameuse question du "tu veux faire quoi plus tard ?" ? Me voilà en dernière année de licence. L'année charnière avant la décision qui devrait tout déterminer, à savoir l'orientation professionnelle en master ou équivalent. Alors oui... il y a des idées, voire même des projets. Ici et là. Qui me traversent, qui reviennent. Ou pas. Quand je pense qu'on nous prenait la tête dès la 5e et qu'arrivé en licence on peut se permettre de ne pas avoir plus qu'une large idée du domaine visé.
Autre point. Plus on avance dans les études, et plus on se rend compte qu'il existe des milliers de voies, de formations, d'écoles qui auraient pu nous plaire si seulement on avait eu connaissance de leur existence plus tôt, c'est-à-dire avant de s'embarquer dans une voie à défaut d'en choisir une autre. Tout au long de notre scolarité on ne cesse de nous demander ce que l'on souhaite faire plus tard. Encore faudrait-il que l'on nous informe et que l'on fasse découvrir des métiers, que l'on nous explique en quoi ils consistent concrètement. Il y a un réel manque de transparence entre la sphère étudiante et la sphère professionnelle. Quand on s'attarde sur les taux d'abandon, voire même les taux d'échec en fac... on se dit qu'il y a peut-être une sérieuse remise en question à faire en ce qui concerne le lien quasi-inexistant entre ces deux sphères. Mais bon, ce n'est probablement pas la priorité du gouvernement, en ces temps obscurs pour les marchés financiers et plus largement pour le capitalisme de principes. Comme quoi si le marché pouvait vraiment s'autoréguler sans intervention aucune de l'Etat... on n'en serait pas là.
Mais là n'est pas le sujet de ce post. IUFM, master gestion des organisations, IEP? Beaucoup d'interrogations, de points de suspension, tout cela non sans une petite inquiétude. Et la paperasse. L'objectif à court terme reste la licence. Pour le reste...
Moi plus tard, je serai juste vieille. Ça suffira bien.
mercredi 3 septembre 2008
Wake me up when September ends
Ambiance rentrée un peu partout. Tout le monde s'y met, ou plutôt, tout le monde s'y remet. Rentrée littéraire, rentrée télévisuelle, rentrée des classes. Septembre débarque et recadre, redistribue, renouvelle. Le temps aussi se met au goût du jour. La pluie s'invite et le gris s'installe. Les enfants pleurent en quittant les bras des parents ; les parents angoissent en laissant leurs enfants dans d'autres bras. Tout est bien en place, la vie peut reprendre son cours, interrompue par un été déjà relégué au rayon souvenirs. Septembre est là, avec tout ce qu'il implique. Re, re, re. Mais autrement.
Ça me fait toujours cette sensation, Septembre. Un petit papillon dans un ventre un peu noué même si, pour moi, l'angoisse scolaire n'a plus tellement la cote depuis le supérieur. Ce sera toujours ça, Septembre. Les rayons des supermarchés remplis de stylos 4 couleurs, à plume, à papier, à encre, de cahiers grands carreaux, petits carreaux, à spirales, grands formats, petits formats, de pochettes cartonnées par lots de 6+1 gratuite, d'ardoises à craie, d'ardoises à feutre, de trieurs personnalisés, d'agendas L'étudiant, Carrefour, Creeks, de trousses en tissus, de trousses métalliques. Et les parents qui surveillent ce que Jules, Margaux et Camille s'empressent de fourrer dans le caddie. Pour frimer un peu, avec un classeur Totally Spies et un bon vieil Eastpack bleu marine.
Je crois me souvenir assez clairement de chacune de mes rentrées, même les plus anciennes. Peut-être les plus marquantes d'ailleurs. L'angoisse qui monte la veille du grand jour. Et qui se décuple au matin. Septembre, c'est un parfum particulier, une ambiance singulière. Quelque chose dans l'air... On ne sait pas si on est contents ou pas. On hésite, on tangue vers l'un ou l'autre. Est-ce que c'était pas mieux les vacances ? Est-ce que les vacances doivent durer toute la vie ? Et si Septembre, pour une fois, c'était aussi une nouvelle chance ?
J'ai l'impression d'avoir une nouvelle chance.



